vendredi 23 septembre 2016

Nerve ("L'Internet serait une toile comme les autres si elle n'avait ses millions d'araignées... " Maxime Allain)


Nerve est la libre adaptation du livre Addict de Jeanne Ryan que j'ai lu et chroniqué Par Ici.
En relisant mon ressenti, je comprends pourquoi le film m'a autant plu : Selon moi, il est largement meilleur que le livre. Sûrement parce que certaines choses on été changées (notamment la fin, qui n'a rien à voir, selon mon souvenir).


Le personnage principal de Nerve, Vee, est joué par Emma Roberts (qu'on a notamment pu voir dans la série TV American Horror Story) : 


Vee est le diminutif de "Venus", et je dois vous avouer que j'ai eu du mal à me sortir de la tête ma chienne qui porte également le nom de Vénus ahahah. Sauf que son surnom à elle c'est "Nounouche", donc ça va,l'honneur est sauf !

Emma Roberts, qui est la fille d'un acteur que je vois souvent dans des seconds rôles, et dans des clips musicaux : Eric Roberts,


et dont je viens de prendre conscience qu'il n'est autre que le grand frère de...

Julia Roberts !

Cela fait donc d'Emma Roberts la nièce de Julia Roberts ! Vous me suivez toujours ?

L'autre héros de ce film n'est autre que James Franco (vu dans Insaisissables), qui incarne Ian :


Dave Franco qui, vous l'aurez peut-être reconnu, est le petit frère de James Franco (Les Franco ? Des beaugosses de père en fils depuis 1870 mdr) :


D'ailleurs, depuis ce film, je me pose un vrai problème philosophique : Lequel est le plus beau des deux ? Je vous laisse réfléchir :p 

Quel choix cornélien !

Les fils de et filles de ont beau clamer que d'avoir un parent connu ne facilite pas du tout l'accès au monde du show-biz... J'ai plutôt envie de rire jaune. Mais passons !!!

Outre les deux personnages principaux, une autre actrice est selon moi sortie du lot. Alors certes, son rôle n'est pas très classe, mais elle le joue très bien, et je trouve qu'elle a beaucoup de charme. C'est Emily Meade, qui joue la meilleure amie de Vee, Sydney (Sydney, comme Amanda ou Beverly, toujours des noms de personnages totalement pimbêches et antipathiques au possible !) : 


Donc, Nerve est un jeu en ligne qui propose d'être soit Voyeur, soit Joueur. 
Vee est une nana sans histoire, amoureuse en secret d'un joueur de football, et photographe pour le journal de son lycée, à ses heures perdues.
Autant Vee est timide et ne prend jamais de risque, autant sa meilleure amie, Sydney, est exubérante et se fiche complètement du quand-dira-t-on.
C'est Sydney qui va parler en premier lieu à Vee du jeu sur internet nommé "Nerve".
Dans ce jeu, les Joueur doivent effectuer toutes sortes de challenges (cela va du "embrasse un parfait inconnu" au "suspends-toi d'une seule main en haut d'une grue"). Une fois ces challenges gagnés, les Joueurs reçoivent de l'argent. Bien sûr, plus le challenge et fou et dangereux, plus la somme devient importante. Si un joueur échoue, il perd tout l'argent empoché jusque-là.
Les Voyeurs sont là pour voter et filmer les Joueurs. 

Après une dispute entre Vee et Sydney, celle-ci accusant sa meilleure amie, entre autre, de n'être qu'un mouton qui n'ose jamais rien dans la vie (ce qui n'est pas tout à fait faux).
Vee décide alors, très intelligemment (lol), de prouver à tout le monde qu'elle aussi peut être libre et cool, en s'inscrivant en tant que Joueuse sur Nerve.


A partir de là, tout s'enchaîne. Son premier challenge étant d'embrasser un parfait inconnu dans un Café.

Oh mon dieu, un mec qui lit !! T'as pas un 07 ??

Vu la tête du parfait inconnu, je trouve que le challenge était plutôt très facile !

Ce film m'a vraiment plu parce qu'il est bien tourné, et qu'il a une atmosphère bien à lui. Les acteurs sont parfaits dans leurs rôles et si on prend l'histoire telle qu'elle est, c'est à dire fun, vous allez vous éclater !

Allez viens bébé, monte sur ma bécanne

J'ai adoré le duo que forment Emma Roberts et James Franco. Le passage où ils se retrouvent obligés de traverser un grand magasin de luxe en sous-vêtements était hilarant (et excitant).

Non mais ne faites pas attention à nous, on ne fait que passer !

Ni vu ni connu que jt'embrouille

Ah oui... C'est un peu gênant !

Ce film est un total lâcher-prise ! Alors certes, au bout d'un moment les challenges de Nerve deviennent dangeureux, et là on se demande quelle personne saine d'esprit accepterait de continuer, même pour autant d'argent, mais certaines actions font du bien à Vee, la décoince, et lui permette de vivre enfin sa vie à 100 %.

Bien évidemment, Nerve est une critique de notre société actuelle, où plus rien n'est privé, où les télé-réalités vont de plus en plus loin. 


Nerve nous montre aussi que nous sommes tous responsables, même nous les "Voyeurs". Car oui, les personnes qui regardent ce genre de choses sont tout aussi responsables que les participants.

J'ai passé un super moment durant ce film, je n'ai pas vu le temps passer, et certaines scènes m'ont même donné quelques sueurs froides parce que j'avais un peu peur pour les personnages !


[17/20]
Inexplicablement, j'ai adoré ! Je n'ai pas décroché une seule seconde du film (que je trouve même meilleur que le livre dont il s'est inspiré). Le mode de tournage, la bande-son, les scènes stressantes : tout est génial. 
Sans parler du petit frère de James Franco qui est en passe de devenir encore plus beaugosse que son aîné. 
Une réussite de bout en bout :D

dimanche 18 septembre 2016

Quand la nuit devient jour ("L'enfer, c'est d'avoir perdu l'espoir" - Joseph Cronin)

"Sachez que je vous ai aimé, et que depuis vous, la nuit est devenue jour."


Présentation de l’Éditeur : On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà. La dépression.
Ma faiblesse.
Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.
J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.
Le 6 avril 2016.
Par euthanasie volontaire assistée.

Auteur : Sophie Jomain est une auteure française dont j'ai déjà lu trois tomes de la saga Les étoiles de Noss Head (que j'ai aimé, mais qui s'est essoufflée au fil des tomes donc j'ai décidé de m'arrêter au tome 3 qui me semblait être la fin d'un cycle.)

Genre : Contemporaine

Le livre commence ainsi :

"J’ai toujours été rebutée par l’idée de me contempler dans un miroir. La petite fille aux longs cheveux blonds, timide, réservée et nerveuse qui m’observait fixement était une étrangère que je n’acceptais pas. Je ne la comprenais pas. Elle m’effrayait même. Je l’ai donc évitée le plus longtemps possible."


Mon avis : 

J'ai lu ce roman sans vraiment savoir dans quoi je mettais les pieds. Il est très bien placé dans le top 100 de Livraddict, et cela me permet de découvrir des histoires vers lesquelles je n'aurai pas forcément été de prime abord. Quand la nuit devient jour fait parti de ces belles surprises que j'aurai regretté de ne pas avoir lu !
Cette histoire est celle de Camille, et son histoire est vraiment très, très, très triste. Elle nous parle de son enfance, son adolescence, son arrivée à l'âge adulte. Elle explique très bien dans quel état d'esprit elle était, et dans lequel elle restera. Camille ne s'aime pas, ne s'accepte pas, souffre dans son corps, mais surtout dans son âme.

"Le problème, c'était moi, mon enveloppe charnelle et tout le mal que j'en pensais. Tous les encouragements du monde n'auraient pas suffi à me faire changer d'avis. Alors, j'ai continué à grandir avec ce malaise, cette dépréciation, cette obsession."

Elle ne sait d'ailleurs pas vraiment d'où vient le problème. On sait qu'elle est tantôt trop maigre, tantôt trop forte. Elle est victime de moqueries, d'hommes qui lui brisent le coeur et lui donnent encore moins envie d'aimer son corps, de s'aimer elle.
Certaines personnes vivent ce genre de drame et en ressortent plus fortes, ou s'en sortent tout simplement. 
Pour Camille, c'est un lent et long processus de descente aux enfers.
Elle passe par la boulimie, l'anorexie, la scarification,...
Camille est malheureuse, ses parents essayent de l'aider du mieux qu'ils peuvent, mais ils ne savent pas de quel mal elle souffre réellement. D'ailleurs, je ne crois pas que Camille le sache elle-même. Elle est dépressive, elle ne s'aime pas, elle ne voit aucun but à sa vie. Sa vie n'est que souffrance.

"Je n'en pouvais plus de me battre contre quelque chose que je savais impossible à vaincre."

Camille se rend compte petit à petit, après avoir consulté bon nombre de spécialistes, qu'elle ne guérira jamais. Son état empire, son état psychique ET corporel.

"Il ne s'agit pas d'apprendre à être heureuse, mais d'accepter que je ne le serai jamais."

Certaines personnes pensent que les dépressifs ne souffrent pas réellement, car tout est dans leur tête. Mais le fait qu'ils n'aillent pas bien psychologiquement, ne veut pas dire que leur souffrance n'est pas réelle. Le psychique peut être effrayant et nous faire bien plus de mal que n'importe quelle autre maladie "visible".

"Les maladies incurables sont généralement visibles à la longue, mais la mienne est sournoise. Elle se cache et donne l'illusion de ne pas exister. Elle est pourtant bien là, chaque jour, chaque nuit. Elle court dans mes veines comme un poison et insuffle à mes poumons un air irrespirable."

Camille décide alors un jour de se suicider. Elle fait plusieurs tentatives qui échouent. Ses parents pensent au début que ce sont des accidents, mais ils finissent bien par se rendre compte de l'état d'esprit de leur fille, qui a décidé que sa vie ne valait pas d'être vécue.

"Je ne sais plus s'il faut vivre pour mourir ou mourir pour vivre."

Dans le livre Avant toi de Jojo Moyes, Lou essaye par tous les moyens d'aider Will, un jeune tétraplégique qui souhaite mettre fin à ses jours grâce à une aide médicalisée.


Quand la nuit devient jour est un livre dans cette veine, sauf qu'à mes yeux, il montre bien plus la souffrance psychique d'une personne qui veut en finir, et tout ce qu'il y a à côté. 
Si je devais faire un choix entre ces deux livres pour parler du suicide médicalement assisté, je prendrais Quand la nuit devient jour.

Ces deux livres sont malgré tout très différents pour moi, car j'arrive un peu à comprendre le désir de Will d'en finir. Il ne peut plus rien faire tout seul, il est en souffrance constante, et sa vie ne lui appartient plus.
Pour Camille, je suis bien plus perplexe.
Certes, je la comprends, j'entends sa souffrance, j'entends sa fatigue et son envie d'en finir. Je le conçois. Mais quand j'ai lu ce livre et les divers symptômes de Camille, j'ai voulu hurler de rage, parce que pour moi, Camille a besoin d'aide. Camille a besoin qu'on lui fasse reprendre goût à la vie. Camille a besoin qu'on la comprenne, et surtout, Camille a besoin d'amour. S'ôter la vie serait un affront à toutes ces personnes qui sont parties trop tôt alors qu'elles n'avaient pas le choix.
Oui Camille souffre, oui je la plains, oui elle a des raison valables d'être malheureuse. Mais tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir ! 
Et je suis d'autant plus en colère qu'une commission accepte de donner son accord pour que des médecins aident Camille à se donner la mort. Je ne juge pas Camille ni ces médecins, je suis juste dans l'incapacité d'être de leur côté.

D'ailleurs, je comprends totalement la réaction violente de ses parents, et notamment celle de sa mère ! Comment peut-on supporter qu'un être qu'on aime, son enfant, veuille se donner la mort ?

"D'aussi loin que remontent mes souvenirs, mon père a toujours su conserver son calme en toute circonstance, rien ne semble jamais l'affliger. Mais ce soir, son apparente maîtrise n'est qu'un leurre. Il est bien plus affecté qu'il en a l'air. Et moi... je redoute de lui faire face, d'affronter ces larmes qui n'atteignent pas les yeux."

Donc j'ai adoré ce livre, mais pendant toute ma lecture j'avais envie de secouer Camille, de la prendre avec moi, et de lui montrer que malgré tous ses malheurs, la vie vaut d'être vécue, même dans la souffrance ! Même dans la fatigue psychologique. Même si sa vie est un combat, la vie est un don trop précieux pour le gâcher.
Et d'ailleurs, une certaine rencontre au cours du livre va me donner raison.
Camille va rencontrer un des médecins en charge de l'aider pour son suicide assisté, et qui va de son côté lui confier que sa plus grand crainte est celle de mourir. 
Je ne connais pas l'avis de l'auteure sur ce sujet, mais je pense qu'elle a voulu interpeller ses lecteurs sur le suicide assisté, sur la dépression, sur la souffrance psychique. Elle a réussit à me faire sortir de mes gonds et à me passionner du début jusqu'à la fin !
Fin, d'ailleurs, qui est insupportable.

Ce livre est très triste, et déprimant, bien plus qu'Avant toi
Quand la nuit devient jour a aussi eu un impact positif sur moi. La dépression, la tristesse, la colère, je connais. Et c'est même mon lot quotidien. Mais je me suis rendue compte en finissant ce bouquin que la vie recèle aussi de nombreuses joies, qui en valent la peine. Des joies passées, présentes et futures.
On a beau souffrir le martyr, parfois, oui parfois, la vie nous réserve de belles surprises. Et j'attends la prochaine avec impatience.

Citations :

"Alourdi par la mésestime de soi, l'humain ralentit. Les doutes le font stagner. La peur, reculer."

"Oui, j'ai obtenu et goûté à tout ce qu'une petite fille pouvait rêver d'avoir, mais je ne ressentais pas la moelle de la vie, je ne possédais pas l'essentiel : la raison d'être."


Note :
18/20
Il va me falloir 15 ans de psychanalyse pour me remettre de cette lecture. L'auteure a sans doute écrit ce livre pour que ses lecteurs réfléchissent, sur un sujet qui déjà de base demande une grande réflexion. Je ne sais pas qui a raison ou qui a tord. Tout ce que je sais c'est que ce livre m'a conforté dans mon idée que "Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir". Ma vision est sans doute un peu simpliste, mais c'est la mienne !



mercredi 14 septembre 2016

Pendant mon absence...

Salut les copains (je ne vous oublierais jamais) !

Aprèèès une longue absence, et de super vacances, j'ai décider de me remettre à blogguer !
J'avais arrêté à cause de grosses douleurs qui rendaient ma vie impossible, et qui étaient accentuées quand je restais trop longtemps assise à un bureau devant un écran. Mais je suis de retour, en pleine forme, j'ai trouvé des solutions et j'espère bien que, cette fois-ci, je pourrais à nouveau blogguer comme avant ^_^

Je vous ai préparé un petit récapitulatif de ce que j'ai fais durant mon absence, côté lectures, visionnages, mais aussi côté perso puisque j'ai eu la chance de visiter de très beaux endroits.

Je me suis même essayée au Paddle en Savoie, comme Orlando Bloom :

Bon sauf que lui c'est un petit joueur, moi j'étais debout sur ma planche héhéhé 
(mais en maillot de bain, certes, ne dévions pas du sujet voulez-vous ??)

Sachez que je suis ravie d'être de retour, que j'ai également hâte de vous lire de nouveau. Je ne veux pas me mettre la pression et je mettrais à jour ce blog quand je le pourrais et quand j'en aurai envie.

Je vous embrasse fort et au plaisir de vous lire :D <3


Belles découvertes livresques :

L'amour, l'amitié, la famille, le courage. Un livre et une plume sublimes. Je lirais à nouveau cet auteur, c'est certain !

Tellement craquant qu'on veut l'adopter de suite <3

Dérangeant

Une saga géniale que j'ai englouti entièrement !

Un monstre, un héro, on le déteste, on l'aime.

Une saga qui a fait battre mon petite coeur en guimauve <3

Déceptions livresques : 

Leeeeent, looooong.

Belles découvertes films / séries :

Purement et simplement PARFAIT

La saison 2 nous arrache le coeur et le découpe en morceaux !

ENFIN le retour d'un bon X-Men, il était temps !

Quelques défauts mais beaucoup de qualités aussi ^^

Maman !!!!!!!

Déceptions Films :

C'est moche, mal joué, mal expliqué. WTF ?

Une pure perte de temps... (et c'est glauque en plus)

Un peu de dépaysement :

En Tarn et Garonne







En Languedoc-Roussillon



En Savoie




  

Des mésaventures climatiques