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mercredi 6 septembre 2017

ShadowLand, tome 2 : Pour toujours



Présentation de l’Éditeur : Pour échapper à Steven Nell, redoutable tueur en série, Rory Miller et sa famille trouvent refuge sur une île éloignée de tout. Avec son ciel bleu, ses plages de sable blanc et ses aimables habitants, Juniper Landing ressemble à un petit paradis terrestre. Du moins à première vue…Rory s’aperçoit bientôt que l’île recèle un terrible secret, et le brouillard tourbillonnant qui y déferle chaque matin se révèle encore plus terrifiant que Steven Nell. Lorsqu’elle découvre la douloureuse vérité, Rory comprend qu’elle ne pourra jamais rentrer chez elle.

Auteure : Kate Brian (américaine)

Genre : Jeunesse ; Thriller

Le livre commence ainsi :


"Le soleil matinal se levait au dessus de l'océan, zébrant le ciel de somptueuses nuances de rose, de mauve et d'orangé. J'étais assise sur la plage avec Tristan Parrish. Il me tenait la main, et je regardais son bracelet de cuir élimé tout en écoutant le rythme régulier des vagues qui se brisaient sur le rivage. En temps normal, ç'aurait été le moment le plus romantique de ma vie. Mais c'était aujourd'hui, et ma vie avait pris fin."

Mon avis : 

J'étais curieuse de continuer cette saga, car même si le tome 1 n'était pas parfait, il y a énormément de mystères autour de Juniper Landing. Des mystères qui ont, pour certains, trouvés des réponses. 
Ce livre est plutôt Jeunesse, c'est certain, il n'y a pas assez de détails à mon goût, et aux vues du nombre de personnages qui croisent notre chemin, cela mériterait beaucoup plus d'approfondissement. Je n'ai pas pu m'attacher à un seul d'entre eux. Rory, peut-être, et encore...
Malgré tout, le roman se lit très vite, et l'ambiance bien particulière du tome 1 est encore présente. Ce brouillard qui est étouffant, ces personnages qui cachent tellement de choses, la peur de Rory de perdre son père et sa soeur... 
Par contre, le pseudo trio amoureux, même s'il est léger, m'a plutôt déçu. Ne parlons pas des "je t'aime" lancés à tout va, comme si les personnages avaient vécu des mois ensemble alors qu'ils viennent à peine de se rencontrer... Le travail des personnages est clairement trop faible...
Mais voilà, nous avons de nouveaux mystères qui interviennent, et cette île qui fait office de purgatoire recèle bien d'autres surprises, que j'aurai grand plaisir à découvrir dans la suit et fin de cette saga !

Mot découvert pendant ma lecture : 


Diaprer : Varier de plusieurs couleurs.


Note :

[15/20]
Beaucoup de réponses par rapport au premier tome, mais de nouvelles questions sur les mystères d'une île pas comme les autres. Le côté thriller m'a beaucoup plu, et j'ai envie de lire le tome 3 pour découvrir qui est le traître (et si c'est bien celui que l'on croit). ça se lit bien et vite. Par contre les amourettes ne m'ont pas franchement passionnées...


En Service Presse avec les éditions Bayard Jeunesse, que je remercie ^^

mardi 25 avril 2017

La servante écarlate


"Maintenant elles sont protégées, elles peuvent accomplir leur destin biologique en paix. Avec une aide et des encouragements sans limites. Alors, dites-moi : Vous êtes quelqu'un d'intelligent, j'aimerais savoir ce que vous pensez ; qu'avons-nous oublié ?
J'ai répondu : L'amour."




Présentation de l’Éditeur : Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l'Ordre a été restauré. L'Etat, avec le soutien de sa milice d'Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d'un Evangile revisité. Dans cette société régie par l'oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L'une d'elle raconte son quotidien de douleur, d'angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d'une vie révolue, d'un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d'une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

Auteur : Margaret Atwood est une auteure canadienne

Genre : Science-Fiction

Le livre commence ainsi :

"Rachel, voyant qu'elle-même ne donnait pas d'enfants à Jacob, devint jalouse de sa soeur et elle dit à Jacob : Fais-moi avoir aussi des fils, ou je meurs.
Jacob s'emporta contre Rachel et dit : Est-ce que je tiens la place de Dieu, qui t'a refusé la maternité ? 
Elle reprit : Voici ma servante, Biha. Va vers elle et qu'elle enfante sur mes genoux : par elle j'aurai moi aussi des fils."
Genèse, 30 : 1-3

Mon avis : 

J' ai lu ce livre en découvrant le trailer de la série télé qui va sortir dans quelques jours. J'ai été tellement emballée qu'il me fallait absolument découvrir cette histoire. Et vraiment je ne regrette pas de l'avoir lu avant de voir la série parce que j'ai pu découvrir une auteure dont le style m'a vraiment scotché. Je crois bien n'avoir jamais autant annoté de citations pour un seul et même livre !

La servante écarlate est le récit d'une femme qui vit dans un régime totalitaire ou toute liberté est prohibée et où certaines femmes sont reléguées au rôle d’utérus, purement et simplement. Les autres femmes n'ont pas franchement plus de libertés mais elles aussi sont cantonnées à des rôles bien définis desquels elles ne doivent pas s'écarter : Femme au foyer, femme de ménage ou cuisinière.

Les servantes écarlates sont à la fois traitées avec respect car elles représentent l'avenir puisqu'elles sont les dernières à pouvoir enfanter, et en même temps leurs vies ne sont clairement pas à envier. Elles doivent subir le viol de leur "Commandant", en présence de la femme de leur Commandant.
C'est comme si on faisait une insémination artificielle mais avec des êtres humains. Ces femmes ne sont plus des êtres humains. Elles servent juste de contenants.
Ce qui m'a beaucoup choqué, c'est quand on s'aperçoit que l'héroïne de l'histoire ne parle pas de "viol". Elle explique qu'elle a choisit cette option, qu'elle est consentante pour avoir cette vie. Parce que oui, elle avait aussi le choix d'être envoyée dans des genres de camps de travail où elle serait morte très vite de fatigue, ou de maladies.



Les servantes écarlates, avant d'être envoyées dans les familles, sont placées dans des genres de centres où on leur lave le cerveau. Pour faire en sorte qu'elles ne réfléchissent plus, qu'elles obéissent sans rechigner. C'est tout à fait une ambiance de secte.
Même les accouchements (qui sont rares) sont agrémentés de prières. Quand une servante écarlate accouche, ses "sœurs" se mettent en condition comme si elles accouchaient elles aussi. Ce n'est pas une grossesse nerveuse mais un accouchement nerveux, comme si elles mêmes le vivaient et il y a des réaction physique (montée de lait)

J'ai aimé le style de l'auteure qui est donc fabuleux, mais aussi le découpage du récit. On découvre l'héroïne dans son rôle de servante écarlate, mais également pendant que le régime totalitaire était en train de s'installer. On comprend comment tout se déroule.
Le rythme est assez lent, certes. Il y a peu d'action. Mais je ne me suis pourtant pas ennuyée une seule seconde. C'est prenant et effrayant. Vraiment effrayant parce que, quelque part, on se dit que cela pourrait un jour arriver.
C'est une dystopie,  mais rien à voir avec Hunger Games et compagnie qui visent plutôt un public ado et jeunes adultes. Là on est dans de la vraie dystopie pure et dure.



Ce livre fait réfléchir sur bons nombres de sujets qui devraient parler à tous : Le droit des femmes, le droit à l'avortement, la séparation de l'Etat et de la religion, la recherche perpétuelle d'avoir un enfant, cette idée que la femme n'a pas réussit sa vie si elle n'a pas eu d'enfant. 
Ce livre est féministe, et je suis heureuse de l'avoir lu, et je pense qu'il serait de bon ton que beaucoup le lisent également, pour bien comprendre que le droit des femmes est encore quelque chose pour lequel on doit se battre, surtout de nos jours quand on voit certains partis politiques prendre autant d'ampleur...



Citations :

"Nous soupirions après le futur. Comment l'avions-nous acquis, ce don de l'insatiabilité ? Il était dans l'air ; et il y demeurait, comme une pensée à retardement."

"C'est le genre de style qui leur plaît : art folklorique, archaïque, fait par des femmes, pendant leurs loisirs, à partir de choses qui ne sont plus utilisables. Un retour aux valeurs traditionnelles. Qui ne gaspille pas ne connaîtra pas le besoin. On ne me gaspille pas. Pourquoi suis-je dans le besoin ?"

"Ce n'est pas la fuite qu'ils craignent. Nous n'irions pas loin. Ce sont ces autres évasions, celles que l'on peut ouvrir en soi-même, si l'on dispose d'un objet tranchant."

"Il y a plus d'une sorte de liberté, disait Tante Lydia. La liberté de, et la liberté par rapport à. Au temps de l'anarchie, c'était la liberté de. Maintenant, on vous donne la liberté par rapport à. Ne la sous-estimez pas."

"Elles portaient des corsages boutonnés sur le devant qui suggéraient les possibilités du verbe défaire. Ces femmes pouvaient être défaites ; ou pas. Elles semblaient avoir le choix, alors. Nous semblions avoir le choix, alors. Notre société se mourait, disait Tante Lydia, à cause de trop de choix."

"La modestie, c'est d'être invisible, disait Tante Lydia. Ne l'oubliez jamais. Etre vue - être vue - c'est être - sa voix tremblait - pénétrée ; ce que vous devez être, Mesdemoiselles, c'est impénétrables."

"L'ordinaire, disait Tante Lydia, c'est ce à quoi vous êtes habituées. Ceci peut ne pas vous paraître ordinaire maintenant, mais cela le deviendra après un temps. Cela deviendra ordinaire."

"Il n'est pas censé me parler. Bien sûr, il y en aura qui essayeront, disait Tante Lydia. Toute chair est faible. Je la corrigeai dans ma tête : Toute chair est pâture."

"Cela m'arrive, ces attaques du passé, comme une faiblesse, une vague qui me déferle par-dessus la tête."

"Nous vivions, comme d'habitude, en ignorant. Ignorer n'est pas la même chose que l'ignorance, il faut se donner de la peine pour y arriver."

"Nous étions les gens dont on ne parlait pas dans les journaux. Nous vivions dans les espaces blancs et vides en marge du texte imprimé. Cela nous donnait d'avantage de liberté.
Nous vivions dans les brèches entre les histoires."

"Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés."
Personne n'a dit quand.

"N'y a-t-il pas de fin à ces faux-semblants de bienveillance ?"

"Même l'entendre chanter m'inquiète. On nous a mis en garde de ne pas paraître trop heureux."

"Je veux être estimée dans des domaines où je ne le suis pas. Je veux être plus qu'estimable."

"Souvenez-vous que le pardon est aussi un pouvoir. Le mendier est un pouvoir, le refuser ou l'accorder est aussi un pouvoir, peut-être le plus grand de tous."

"Notre fonction est la reproduction ; nous ne sommes pas des concubines, des geishas ni des courtisanes. Au contraire : tout a été fait pour nous éliminer de ces catégories. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n'est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets, nulle faveur particulière ne doit être extorquée par des cajoleries, ni de part d'autre ; l'amour ne doit trouver aucune prise. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c'est tout : vases sacrés, calices ambulants."

"Je me sens comme de la barbe à papa : faite de sucre et d'air. Si l'on me serrait je me transformerais en un petit tas humide et souffreteux, rosâtre, larmoyant."

"Il a l'air vraiment gêné, désarmé était le terme qui désignait l'air que prenaient les hommes, autrefois. Il est assez vieux pour se rappeler comment se donner cet air-là, et se rappeler aussi que les femmes le trouvaient assez attendrissant, jadis. Les jeunes ne connaissent pas ces trucs-là. Ils n'ont jamais eu à s'en servir."

"Je suppose que tous les enfants pensent la même chose, de toute histoire antérieure à la leur. Si ce n'est qu'une histoire, cela devient moins effrayant."

"Les déesses peuvent exister et l'air exsude le désir. Même les briques de la maison s'adoucissent, deviennent tactiles. Si je m'appuyais contre elles, elles seraient chaudes et élastiques. C'est surprenant, ce que la frustration peut faire."

"Je suis une femme d'extérieure. Mon rôle est de fournir ce qui manque par ailleurs."

"Pour lui je ne suis plus simplement un corps utilisable. Pour lui je ne suis pas juste un navire sans cargaison, un calife sans vin dedans, un four - pour être grossière - sans biscuit. Pour lui je ne suis plus simplement vide."

"Nous sourions et nous nous mettons en route, en tandem, parcourons doucement notre trajet quotidien. De temps en temps nous changeons d'itinéraire ; rien ne l'interdit, pourvu que nous restions à l'intérieur des barrières. Un rat dans un laboratoire est libre d'aller où il veut, à condition qu'il reste dans le labyrinthe."

"La nuit tombe. Ou est tombée. Comment se fait-il que la nuit tombe au lieu de se lever, comme l'aube ? Et pourtant si l'on regarde vers l'est, au coucher du soleil, on peut voir la nuit se lever, et non pas tomber, l'obscurité monter dans le ciel depuis l'horizon, comme un soleil noir, derrière une couverture de nuages. Comme la fumée d'un feu invisible, un trait de feu juste au-dessus de l'horizon, feu de brousse ou ville en flammes. Peut-être la nuit tombe-t-elle parce qu'elle est lourde, un épais rideau remonté par dessus les yeux. "

"On ne peut pas commander à ses sentiments, disait un jour Moira, mais on peut commander à son comportement.
Ce qui est fort bien dit.
Tout est affaire de contexte ; ou est-ce de maturité ? l'un ou l'autre."

"Je vais m'occuper de ça. Et parce qu'il avait dit "ça" au lieu de "lui", je sus qu'il voulait dire "tuer". C'est ce qu'il faut faire avant de tuer, ai-je pensé. Il faut créer un ça, là où il n'y en avait pas auparavant. Cela se fait d'abord dans la tête, puis on en fait une réalité. Je me disais : c'est donc ainsi qu'ils font."

"Le pire c'est l'instant de la trahison, la seconde où l'on sait sans l'ombre d'un doute que l'on a été trahi : qu'un autre être humain a pu vous vouloir tant de mal.
C'était comme se trouver dans un ascenseur dont le câble s'est rompu. A tomber, tomber, sans savoir quand l'on va finir par buter."

"Ce que nous demandions dans nos prières, c'était d'être vides, pour être dignes d'être remplies : de grâce, d'amour, d'abnégation, de sperme et de bébés.
Ô Dieu, Roi de l'univers, merci de ne pas m'avoir faite homme !
Ô Dieu, efface-moi ! Rends-moi féconde. Mortifie ma chair, pour que je me multiplie. Fais que je me réalise."

"J'ai suffisamment de pain quotidien, alors je ne perdrai pas de temps à en demander ; ce n'est pas le problème majeur. Le problème, c'est de l'avaler sans s'étrangler avec."

"Garde les autres en sécurité, s'ils sont saufs. Ne les laisse pas trop souffrir. S'ils doivent mourir, fais que ce soit rapide. Tu pourrais même leur fournir un Paradis. Nous avons besoin de Toi pour cela. L'Enfer, nous pouvons nous le frabriquer nous-mêmes."

"Quand j'étais plus jeune et que j'imaginais la vieillesse, je pensais, peut-être est-ce que l'on apprécie les choses davantage, quand on a plus beaucoup de temps devant soi ; j'oubliais la perte des forces. Certains jours j'apprécie d'avantage les choses, œufs, fleurs, mais alors je décide que ce n'est qu'une crise de sentimentalité, où mon cerveau prend des teintes pastel en Technicolor, comme les cartes de vœux avec de superbes couchers de soleil dont on produisait une telle quantité en Californie. Cœurs supers-brillants.
Le danger c'est le brouillard gris."

"J'attends que la journée se déroule, que la terre tourne, selon la face ronde de l'implacable horloge. Les jours géométriques tournent et tournent, sans heurts, bien huilés."

"Nous poursuivons notre chemin et nous dirigeons comme d'habitude vers un espace découvert à traverser, pour pouvoir parler. Si l'on peut appeler cela parler, ces chuchotements hachés, projetés à travers l'entonnoir de nos ailes blanches. Cela ressemble davantage à un télégramme, un sémaphore verbal. Parole amputée."

"On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs, voilà ce qu'il dit. Nous pensions que nous pouvions faire mieux.
Je répète : Mieux ? d'une petite voix. Comment peut-il penser que ceci est mieux ?
Mieux ne veut jamais dire mieux pour tout le monde, dit-il. Cela veut toujours dire pire, pour certains."

"Je la vois, courant à travers la pelouse, cette pelouse qui est là juste devant moi, à l'âge de deux, trois ans, brandissant un pissenlit comme une allumette japonaise, petite baguette de feu blanc, et l'air se remplit de minuscules parachutes. Souffle, et tu pourras savoir l'heure. Toutes ces heures envolées dans la brise d'été. C'étaient les marguerites pour lire l'amour, et nous les effeuillions à l'infini."


Note :

[16/20]
Une plume sublime et un message féministe fort. L'histoire est lente mais violente dans les faits. Cela donne froid dans le dos et nous rappelle que, peu importe la situation, il ne faut jamais pencher vers l'extrémisme et constamment protéger notre liberté de penser, de croire, d'aimer,... À une époque où le droit à l'IVG n'est toujours pas acquis dans certains pays, cela donne à réfléchir.




D'autres couvertures :


mercredi 5 avril 2017

Confess


"Son sourire s'attarde sur moi et m'enveloppe comme une couverture."


Présentation de l’Éditeur : Auburn Reed a des plans très précis pour son avenir, et elle ne laissera personne se mettre sur son chemin. Lorsqu'elle franchit la porte d'une galerie d'art à Dallas pour un entretien, elle s'attend à tout sauf à l'irrésistible attraction qui la pousse vers Owen Gentry. Cet artiste énigmatique semble avoir beaucoup de choses à vouloir cacher à tout prix. Pour tenter de découvrir ses secrets les plus intimes, Auburn va baisser toutes ses barrières, pour comprendre qu'elle risque bien plus gros qu'elle ne pensait. Elle n'a qu'une solution : s'éloigner d'Owen au plus vite. Mais la dernière chose que souhaite Owen, c'est la perdre. Pour sauver leur relation, il devra tout confesser. Mais parfois, les mots peuvent être bien plus destructeur que la vérité...

Auteure : Colleen Hoover est une auteure américaine. Elle a écrit également Maybe Someday, que j'ai lu et chroniqué Ici.

Genre : Romance contemporaine

Le livre commence ainsi :

"Je franchis les portes de l'hôpital, bien consciente que c'est la dernière fois.
Dans l'ascenseur, j'appuie sur le numéro trois. Je regarde le chiffre s'illuminer pour la dernière fois.
Je passe devant la pharmacie, puis la chapelle, puis la salle de repos, toujours pour la dernière fois.
Je longe le couloir la tête relevée, le cœur serré, puis frappe à la porte, mais j'attends qu'Adam me réponde avant de l'ouvrir, pour la toute dernière fois."


Mon avis :

J'étais heureuse de commencer ce livre, déjà parce que ma topinette Milly Jess l'a adoré (comme beaucoup d'autres copinautes), mais aussi parce que j'avais beaucoup aimé Maybe Someday de la même auteure. Par contre, j'avais du abandonner en cours de lecture Hopeless qui était allé un peu trop loin pour moi, j'avais du mal à y croire.

Donc, à première vue, le pitch de Confess ne me tente pas plus qu'un autre, mais dés les premières lignes, on est embarqué dans une histoire qui ne va pas nous prendre la tête, qui va nous faire minauder, et nous faire du bien. Car oui, Confess fait du bien, malgré le fait que les personnages soient dans une situation plutôt triste. Mais leur rencontre va enfin leur apporter le bonheur auquel ils aspirent, et qu'ils méritent surtout !

Et c'est ça qui fait du bien, parce que j'ai besoin de croire aux happy ending en ce moment. J'ai envie de croire qu'après toutes ces épreuves de la vie, tout le monde a droit au bonheur, le vrai !
Ce bonheur, pour Auburn (j'adore ce prénom) s'appelle Owen. Et clairement, Owen est irrésistible. Sincèrement, je ne lui trouve aucun défaut.
Et c'est bien là le petit défaut de ce livre. Les gentils sont ultra gentils, sont-ils vraiment humains ?
Tout se résoud un peu trop facilement à la fin, et l'histoire est très (trop) rapide à mon goût.

Mais je chipote, parce que j'ai adoré ce livre et que je le conseille comme livre doudou.
Il m'a aussi beaucoup fait rire (OMG, le nom de la chatte d'Owen, entre autres hihihi).
J'ai aussi énormément aimé d'où vient le titre du livre, le travail d'Owen par rapport à toutes ces confessions qu'il reçoit de parfaits inconnus.

Citations :


"Chaque fois que je sors manger dehors, je paie secrètement le repas de quelqu'un d'autre. Je n'en ai pas les moyens mais tant pis parce que ça me fait du bien d'imaginer ce que ressentent les gens en apprenant qu'un parfait inconnu leur offre ce cadeau sans rien attendre en retour."

"Il a l'air de s'excuser, mais j'ai appris à ne pas me fier aux expressions d'un homme, juste à ses actes et, jusque-là, il ne s'est pas montré des plus fiables."

"Va prendre ta douche. Va et sois rapide. Qu'enfin je te touche, Auburn Mason Reed."


Note :

[17/20]
C'est rapide, ça fait du bien au moral, on entre directement dans l'histoire et on termine le bouquin avec un sourire niais sur les lèvres. Donc, ça a fait mouche pour moi ^_^
Bon, par contre, les gentils font un peu trop gentils et les méchants ne sont pas franchement nuancés. Mais c'est une belle romance et je ne lui en demandais pas plus :)



Adaptation série TV



(que je n'ai pas encore trouvé en VOSTFR, si certaines personnes ont des liens à me communiquer, je ne suis pas contre :p )



Autre couverture



lundi 3 avril 2017

Jeunesse Eternelle

"La mémoire du passé n'est pas faite pour se souvenir du passé, elle est faite pour prévenir le futur. La mémoire est un instrument de prédiction."
Alain Berthoz


Présentation de l’Éditeur : Léna, 16 ans, est atteinte d’une forme d’amnésie. Elle passe quelques journées dans un centre spécialisé, le Centre des Aigles Bleus.Tous les dimanches, Étaine vient lui rendre visite chez Mary. On ignore quelle relation lie Léna à Étaine, mais il y a une grande tendresse entre les deux femmes.
Un jour, Étaine annonce à Léna qu’elles ne se verront plus pendant une longue période. En partant, elle remet à la jeune fille un manuscrit de sa soeur, qui était elle aussi atteinte d’amnésie.
Dès lors, Léna se plonge dans la lecture de la vie de Shanel.
À quarante ans, Shanel, cette femme énergique est en pleine remise en question : son mariage a été un échec, les romans dont elle est l’auteure n’ont pas rencontré le succès...
Un jour, elle décide de participer à un programme scientifique top secret, « Jeunesse Éternelle » dont l’objectif est d’éradiquer la dégénérescence des cellules.
Il s’agit d’une expérience très lucrative qui pourrait aider Shanel à s’en sortir. Mais au fur et à mesure que son corps rajeunit, Shanel se perd…
Est-ce la contrepartie de la jeunesse éternelle ?

Auteure : Nathalie Le Gendre a également écrit Ecoute battre mon coeur

Genre : Science-Fiction ; Jeunesse

Le livre commence ainsi :


"Le dos appuyé contre le granit froid, Léna renversa la tête pour admirer les formes aléatoires des nuages, ses mèches cuivrées s'entassant sur ses épaules. Elle ne songeait qu'aux apparitions diverses qui défilaient sous ses yeux et que son imagination transformait. Mais, honnêtement, à quoi d'autre aurait-elle pu penser ? Elle ne gardait rien en mémoire, ou presque. Parfois, elle oubliait même pourquoi elle était venue s'asseoir sur ce banc, au fond du jardin, une heure auparavant. Alors elle paniquait, comme égarée, et Mary la raccompagnait en lui tenant le bras jusqu'à la maison qui sentait bon la peinture à l'huile et le pain à peine sorti du four."

Mon avis : 

Je m'attendais à avoir dans les mains une dystopie, et finalement c'est plutôt un court roman qui fait réfléchir sur la vie, la vieillesse, la rechercher perpétuelle de la jeunesse.
J'ai été un peu déçue parce que je l'ai peut-être trouvé pas assez exploité. J'aurai aimé un livre plus long, avec plus de travail sur les personnages, notamment les secondaires ! (L'histoire d'amour dans ce livre m'a plu dés le départ, mais ce n'est clairement qu'un détails dans le récit.)
La construction du récit est bien trouvée, même si on se doute de la fin dés les premières pages.



Bien sûr, ce livre nous fait réfléchir sur la recherche constante de la Jeunesse Éternelle. Cela dénote d'une société qui court sans arrêt après le temps, et qui aimerait beaucoup l'arrêter.
Je dois dire que c'est une angoisse que j'ai moi même, m'approchant à grand pas de la trentaine. 
Il faut malgré tout se dire qu'avec l'expérience et la vieillesse viennent également l'expérience et la sagesse. (normalement)

Note :

[14/20]
Un livre qui se lit vite et bien. Il pose plusieurs problématiques intéressantes, mais malgré tout, je n'y ai rien trouvé de réellement transcendant. Lecture agréable, donc, mais pas inoubliable.


mercredi 29 mars 2017

Les nuits de Shéhérazade, tome 1 : Captive

"- Combien de temps un homme doit-il payer pour ses erreurs, sayyidi ?
- Jusqu'à ce que toutes ses dettes soient effacées. Jusqu'au pardon... répondit Khalid sans hésiter."


Présentation de l’Éditeur : Même consciente du terrible sort qui l’attend, Shéhérazade se porte volontaire pour épouser le jeune calife Khalid Ibn al-Rashid. Même si elle sait qu’elle est promise à la mort au lendemain de ses noces, elle est prête à tout pour venger son amie Shiva, l’une de ses récentes épousées. Pour cela, elle doit d’abord gagner du temps, en narrant des contes à rallonge au calife. Chaque jour est une menace de mort et la jeune fille échappe plusieurs fois à l’exécution. À l’extérieur, les proches de Shéhérazade préparent le sauvetage de la jeune fille. Shéhérazade n’oublie pas qu’elle doit mettre au point une stratégie pour tuer celui qui est désormais son époux. Mais c’est sans compter l’amour qu’elle se met peu à peu à éprouver pour Khalid…

Auteure : Renée Ahdieh est une auteure américaine

Genre : Jeunesse

Le livre commence ainsi : 

"Jamais aube ne fut plus triste et ciel matinal plus sinistre.A l'est le petit jour argenté n'exprimait que de la tristesse.
Sur la terrasse du toit de leur palais, un père et son fils observaient ce spectacle de toute éternité."


Mon avis : 

J'ai lu ce livre grâce à ma topinette Milly Jess qui a eu la gentillesse de me l'offrir pour mon anniversaire <3 Merci encore à elle (te n'aime fort ma chérie !!).
Je commencerais malheureusement ma chronique par une mauvaise nouvelle pour les lecteurs et un coup de gueule contre les éditions Hachette. 
C'est au beau milieu de ma lecture de ce livre que j'ai appris que son  deuxième tome ne serait jamais disponible en version française, même pas en e-book. Et là, je m'insurge ! Quel manque de respect envers les lecteurs que de leur faire commencer une saga dont ils ne connaîtront jamais la fin ! Surtout qu'il n'y avait que deux tomes apparemment. Pourquoi ne pas au moins rendre le deuxième tome disponible en e-book ? 
Je connais pas mal de lecteurs qui n'achètent plus de sagas tant que tous les tomes ne sont pas sortis parce qu'ils ont cette peur d'être frustrée, et je les comprends !! C'est ce que je fais en règle générale d'ailleurs. Du coup, c'est le chat qui se mord la queue ! 
Je donnerais donc un mini avis sur ce livre, mais pas plus, parce que je suis trop agacée par les maisons d'éditions et leur faculté à prendre leurs lecteurs pour des portefeuilles ambulants.

On retombe en enfance ^^

Donc, ce livre m'attirait forcément car, qui ne connait pas les contes des Mille et une nuits et la fameuse Shéhérazade qui, pour survivre, raconte chaque nuit une histoire au sultan. Une histoire qui n'a pas de fin et qui donc lui confère la possibilité de rester en vie tant qu'elle sait le distraire.


Evidemment, Captive est une réécriture du conte original. Même si j'aurai aimé qu'il ne s'en  éloigne pas autant. Shéhérazade raconte bien des histoires à son mari pour rester en vie, mais on passe vite à autre chose. Je n'ai pas eu assez d'histoires de la part de Shazi. Ce sont surtout ces passages-là qui m'ont plu, d'ailleurs, et ils sont trop peu nombreux à mon goût.

On part après sur un quasi triangle amoureux et je n'ai d'ailleurs pas vraiment réussit à m'attacher aux personnages. Sauf peut-être à Jalal et Despina qui, à mon sens, sont bien plus intéressants et nuancés.
La relation amoureuse entre Shazi et Khalid est belle, mais sans plus. J'ai trouvé Shazi trop présomptieuse et capricieuse.


Par contre, l'écriture de l'auteure est vraiment très belle et j'ai pu noter un flot incessant de citations que j'ai adoré. 

Pour ceux qui aimeraient lire le livre, sans avoir la chance d'avoir la suite, je peux déjà dire qu'on apprend tout de même pourquoi Khalid fait tuer toutes ses femmes, mais bien évidemment, on a envie de connaître la suite car il se passe pas mal de rebondissements.


Donc voilà, une lecture plaisante, mais pas inoubliable, surtout en sachant que je n'aurai pas l'occasion de lire la suite. Tant pis pour moi et dommage pour ceux qui ont vraiment  adoré et qui n'auront peut-être jamais les réponses à leurs questions... Merci Hachette #Sarcasmes.


Citations :


"- On ne peut pas prévoir l'avenir, et il n'y a rien qu'on puisse faire pour changer le passé.- Mais du passé on peut tirer les leçons... [...] Pour que plus jamais le passé ne se répète !"

"Ils doivent s'exercer avant le combat, hasarda Despina.
- L'intelligence thébaine me surprend !
- Si je vous pousse dans le sable, vous n'aurez plus l'air d'une reine, mais d'une souillon."

"Je suis jeune donc inexpérimentée, mais voici ce que je sais : se sentir responsable, ce n'est pas forcément être coupable, et puis il vaut mieux construire le bonheur que de regarder le bonheur."

"Tu es... extraordinaire, reprit Khalid. Tu ne cesses de me surprendre et, cependant, je n'en suis pas le moins du monde surpris... Parce que ainsi es-tu, Shazi. Infinie. D'une totale liberté d'actes et de pensées."

"Chacun de ses mots brisait davantage les remparts et les murailles dont elle s'était fortifiée le coeur [...]. La voie de la raison protestait en silence et lui soufflait de résister tandis que son coeur, cet insensé, accueillait l'intrusion et cette conquête comme un chant d'alouette saluant la victoire de l'aube.
Comme un condamné à qui grâce est faite."

"Quels étaient ses sentiments pour lui ?
Malheureusement, se poser la question, c'était déjà y répondre.
Et reconnaître son pouvoir sur elle. Sur son coeur."

"- Nous autre, les femmes, nous avons souvent la tristesse comme compagne d'infortune, n'est-ce pas !
- Que veux-tu dire ?
- Eh bien, nous sommes assez fortes pour prendre le monde à bras-le-corps, mais il suffit d'un homme pour nous faire perdre la tête, force et volonté.


"Quand vous rencontrez l'homme qui vous fait sourire comme jamais vous n'avez souri, vous fait pleurer comme jamais vous n'avez pleuré... alors il n'y a d'autre solution que de succomber..."

"Quand j'étais petite et que je vivais encore à Thèbes, j'ai demandé à ma mère ce qu'était le paradis. Voici quelle fut sa réponse : "C'est un coeur où l'amour s'est installé à demeure." Bien entendu, j'ai ensuite demandé ce qu'était l'enfer. Elle m'a regardée droit dans les yeux et a prononcé ces mots : "C'est un coeur déserté par l'amour...""

"Un homme n'a de valeur que par ses actes, et non par les rumeurs qui l'entourent. Malheureusement, les actes de Jalal al-Khoury valident les rumeurs qui courent sur lui."

"- Je ne sais peut-être pas grand-chose, mais j'en sais plus que toi, Khalid-jan. Je sais par exemple que l'amour est fragile. Que t'aimer tient de l'impossible; C'est comme marcher dans le pire vent de sable avec le plus fragile des trésors. Si tu veux qu'elle t'aime, protège-la de cette tempête.
[...]
- Assure-toi de ne pas être la tempête de sable qui balaie tout sur son passge."

"- Est-ce de l'arrogance que de vouloir la constance contre vents et marées ? La permanence malgré l'adversité ?
- Tu désires l'impossible !
- Non, je désire l'absolu. Une femme capable de voir au travers, au-delà des apparences. Qui me complète. Soit mon égale.
- Et comment sauras-tu que tu as trouvé cette perle rare ?
- Elle sera comme l'air que je respire. Mon souffle de vie."

"Un jour, un grand sage a professé que les hommes les plus intelligents sont aussi les plus silencieux...
[...]
Parce qu'ils entendent tout..."

"C'est un cadeau du destin que de trouver le grand et véritable amour. L'amour qui donne plus qu'il ne prend."

"Certaines choses, certains êtres n'éclairent les cieux de notre vie que pendant un temps. Ensuite, nous devons les laisser illuminer d'autres cieux que les nôtres. L'accepter."

"Telle est la punition d'un monstre sans coeur : désirer un trésor comme sa vie, l'avoir à portée de main et en même temps savoir, sans l'ombre d'un doute, que jamais il ne le méritera ni ne le possédera.."

"Shéhérazade était redoutable. Quelle petite peste ! Montagne d'Aimant qui, par son pouvoir d'attraction, arrachait l'acier des navires afin qu'ils sombrent. Le magnétisant d'un seul sourire. D'un froncement de nez."

"A son roi, qui savait si bien souffler le chaud et le froid. Qui l'avait enflammée, embrasée et réduite en cendres, mais de ses cendres n'avait-elle pas connu sa renaissance ?"

"Ce soir, lui seul comptait.
Ainsi que leurs mains jointes et serrées avec force au-dessus de sa tête.
Son murmure, un souffle imperceptible aux creux de son oreille.
Cette nuit-là, il n'y avait qu'un homme et une femme.
Et surtout, le désir de s'oublier au reste du monde."

"Quand j'étais petit, ma mère me disait que le meilleur de la vie, c'est de savoir que l'histoire n'est pas finie. Notre histoire a peut-être touché à sa fin, mais la tienne reste à raconter. Fais-en l'histoire la plus belle et la plus précieuse."

Note :

[15/20]
L'écriture de l'auteure est belle, le conte de Shéhérazade me fait rêver, et la malédiction qui est à la base du récit rend la lecture intrigante. Mais je n'ai pas totalement réussi à m'attacher aux personnages principaux ni à croire à leur histoire d'amour. Et le fait que la suite de la saga ne soit pas disponible en VF m'a beaucoup déçu également...


D'autres couvertures


vendredi 24 mars 2017

Treize raisons

"Vous tous qui m'écoutez... Avez-vous remarqué les cicatrices que vous laissez derrière vous ?
Non. ça m'étonnerait.
Parce que la plupart des cicatrices ne se voient pas à l'oeil nu."


Présentation de l’Éditeur : Clay Jensen reçoit sept cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu'elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes qui ont, de près ou de loin, influé sur son geste. Et Clay en fait partie. D'abord effrayé, Clay écoute la jeune fille en se promenant au son de sa voix dans la ville endormie. Puis il découvre une Hannah inattendue qui lui dit à l'oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer...

Auteur : Jay Asher est un auteur américain

Genre : Jeunesse ; Drame

Le livre commence ainsi :

" - Jeune homme ? me répète la femme. Quel délai de livraison souhaitez-vous ?
Je me frotte le sourcil gauche du bout des doigts, très fort. La douleur s'est intensifiée.
- Aucune importance.
L'employée prend mon paquet. La même boite à chaussures trouvée devant ma porte il y a moins de ving-quatre heures ; remballée à neuf dans du papier kraft, scellée avec du scotch transparent, exactement telle que je l'ai reçue. Sauf qu'elle est désormais adressée à un nouveau destinataire. Le suivant sur la liste d'Hannah Baker."

Mon avis : 

Ce livre traite évidemment de sujets très lourds et très compliqués à appréhender, à comprendre. Cela traite du terrible sujet qu'est le suicide, mais aussi du harcèlement scolaire et autres. Je pense qu'il est important d'en parler, aux jeunes comme aux moins jeunes. Aux jeunes pour leur dire qu'ils ne sont pas seuls, ou qu'ils doivent faire attention à leurs actes et à leurs paroles qui peuvent parfois faire plus de mal qu'ils ne le pensent, et aux adultes pour qu'ils puissent percevoir les signes, pour qu'ils puissent éviter les drames.

On entre immédiatement dans l'histoire dés les premières lignes, et Hannah, qu'on croit vraiment entendre pendant la lecture, ne nous épargne rien. Clay est une des treize personnes à qui elle a envoyé des cassettes audios pour expliquer pourquoi elle est passée à l'acte. Pire encore, Clay aurait donc une responsabilité dans le suicide d'Hannah. Je me suis demandée quelle aurait été ma réaction  à la place de Clay, et je pense que ma vie en aurait été changée à jamais. D'ailleurs, même si je n'avais jamais reçu de cassettes, savoir qu'une personne proche ou moins proche de nous se suicide, cela choque forcément. On se demande ce qu'on aurait du faire, ou ne pas faire.
En l'occurrence, dans ce livre, beaucoup des Treize personnages concernés auraient du s'abstenir de faire beaucoup de choses.

J'aurai pu le lire d'une traitre tant ce livre est prenant. Dés que Clay commence à écouter le récit d'Hannah, je n'avais plus envie d'arrêter. Je voulais savoir qui, où, quand, comment, pourquoi. Je voulais savoir ce qui pourrait amener une personne à être tellement malheureuse qu'elle préfère mettre fin à ses jours.

Le harcèlement scolaire, je l'ai connu, et j'en ai malheureusement des séquelles aujourd'hui. Alors je comprends Hannah dans ce qu'elle ressentait. Je sais ce que font les moqueries, mais aussi les faux espoirs de personnes qui nous font croire qu'ils nous apprécient pour au final nous rendre compte que ce n'était qu'une façade. Je sais ce que c'est que de se sentir seule, démunie, en colère, sans espoir. Je sais.

Mais malgré tout, j'ai du mal à appréhender le suicide. Attention, je ne dis pas que je juge et que j'en veux à ces personnes. Mais je me dis que le suicide est malgré tout un acte très égoïste. Et je sais aussi, que malgré toute la souffrance, ou le mal qu'il peut ou pourrait nous arriver, la vie vaut d'être vécue. Et c'est ce qu'il faut expliquer aux élèves des écoles, collèges ou lycées. Il faut leur dire que la vie ce n'est pas que ça, qu'après la pluie vient le beau temps. Et que même si toute la vie on vit de dures épreuves, on vit aussi de merveilleuses choses.

Alors oui je me suis attachée à Hannah, mais j'avais aussi parfois envie de la secouer, de lui dire que tout pouvait s'arranger. Et j'ai éprouvé beaucoup d'empathie aussi pour Clay, qui franchement est à plaindre.

Mon ressenti sur certains passages (spoilers) :

Je ne sais pas pourquoi durant toute ma lecture j'ai eu envie qu'Hannah ne soit pas réellement partie. Quand on écoute (lit) sa voix sur les cassettes avec Clay, on a tellement l'impression qu'elle est encore là, qu'on  s'attend à ce que tout à coup elle sorte de quelque part pour dire "JE VOUS AI EU !"

Alors oui, Hannah est vraiment décédée, et du coup, je lui en ai voulu d'avoir abandonner la vie... Et voici une citation du Seigneur des anneaux que j'aime énormément et que j'aurai voulu lui énoncer :

"- C'est comme dans les grandes histoires Monsieur Frodon, celles qui importaient vraiment, celles où ils y avaient danger et ténèbres.
Parfois, on ne voulait pas connaître la fin, car elle ne pouvait pas être heureuse. Comment le monde pouvait redevenir comme il était avec tout le mal qui s'y était passé...Mais enfin de compte, elle ne fait que passer, cette ombre, même les ténèbres doivent passer... Un jour nouveau viendra, et lorsque le soleil brillera, il n'en sera que plus éclatant.
C'était ces histoires dont on se souvenait et qui signifiaient tellement... Même lorsqu'on était trop petit pour comprendre... Mais je crois Monsieur Frodon... que je comprends... je sais maintenant.
Les personnages de ces histoires avaient trente-six occasions de se retourner mais ils ne le faisaient pas, ils continuaient leurs routes parce qu'ils avaient foi en quelque chose...
- En quoi avons-nous foi Sam ?
- Il y a du bon en ce monde Monsieur Frodon, et il faut se battre pour cela !"

Citations :

"Quand une chanson vous fait pleurer, mais que vous n'avez plus envie de pleurer, vous cessez de l'écouter. Mais échapper à soi-même, c'est impossible. On ne peut pas décider de ne plus se voir. De couper le son à l'intérieur de sa tête."

"- Dévoilez-vous, disaient-elles. Laissez-nous entrevoir vos replis les plus sombres et les plus intimes.
Mes replis sombres et intimes ? Vous êtes qui, ma gynécologue ?"

"Personne ne connait vraiment la vie des autres, seulement la sienne. Et quaud on bousille une partie de la vie de quelqu'un, ça ne se limite pas à à cette partie-là. Hélas, nul n'est jamais aussi précis, aussi sélectif. Quand on boussille une partie de la vie de quelqu'un, on bousille sa vie toute entière.
Tout... a une influence sur le reste."

"On ne peut jamais retrouver les choses telles qu'elles étaient. Telles qu'on les croyait. Nous n'avons... que le présent."

"J'ai marché pendant des heures, m'imaginant ce voile de brume en train de s'épaissir pour m'avaler toute entière. Et la simple pensée de pouvoir dispaître ainsi - en un clin d'oeil - me rendait heureuse."

Note :


[17/20]
Un livre qui m'aura vraiment tenu en haleine tout du long et qui va crescendo. Je me suis beaucoup attachée au personnage de Clay (aussi à Hannah mais pas autant que je l'aurai voulu). La fin m'a parut franchement abrupte et je m'attendais à autre chose... Et en même temps... A quoi d'autre aurai-je pu m'attendre ?


J'ai lu ce livre avant que la série TV ne soit disponible à partir du 31 mars prochain ^^



Une autre couverture :


vendredi 17 mars 2017

Les derniers jours de Rabbit Hayes


"- Et vous, Rabbit ? Vous aussi, vous êtes du genre à respecter les règles ?
- Parfois, répondit Rabbit avec un sourire... et d'autres fois, il faut les inventer en chemin."



Présentation de l’Éditeur : Quand Mia, que l’on surnomme affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre, même si elle refuse de l’accepter, tout comme ses proches qui assistent, impuissants, au déclin de leur fille, sœur, mère ou amie. Tous sont présents à ses côtés pour la soutenir : Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant ; Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille ; Marjorie, sa meilleure amie et confidente ; et enfin Juliet, sa fille de 12 ans, qu’elle élève seule. À mesure que les jours passent et que l’espoir de sauver Rabbit s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont se construire sans cette femme qui leur a tant apporté. Rabbit est au cœur de ce petit groupe et des préoccupations de chacun de ses membres. Si elle a perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage. Et Rabbit a quelques idées bien particulières pour leur faciliter la tâche. Mais très peu de temps pour les mettre en œuvre...

Auteure : Anna McPartlin est une auteure Irlandaise

Genre : Contemporaine ; Drame

Le livre commence ainsi :

"Blog de Rabbit Hayes
1er septembre 2009
ALERTE ROUGE

Le diagnostic est tombé aujourd'hui : cancer du sein. Je devrais être terrifiée mais, au contraire, je me sens étrangement exaltée. Bien sûr, ça ne me fait pas plaisir d'avoir un cancer, ni de savoir qu'on va m'ôter un sein, mais cela me rappelle la chance que j'ai. J'aime ma vie. J'aime ma famille, mes amis, mon travail et, plus que tout au monde, j'aime ma petite fille. La vie n'est facile pour personne, mais je fais partie des privilégiés. Je vaincrai."


Mon avis : 

Voici encore un livre que j'ai découvert grâce à mon mini challenge personnel de lire le top 100 du site Livraddict. J'aime ces lectures qui me sortent de ma zone de confort et qui bien souvent sont de belles surprises. L'histoire de Rabbit Hayes en est une.
Le gros atout de cette lecture fut le style d'écriture de l'auteure. L'histoire est lourde, mais l'auteure a su me faire rire plus d'une fois avec ses dialogues truculents, dans des moments parfois franchement incongrus. Mais j'aime cela, j'aime rire de tout, et je pense même que bien souvent, ce sont les gens qui souffrent le plus qui rient le plus. Parce qu'ils savent que la vie s'enfuit et qu'il ne leur reste que peu de temps. Alors voilà, puisqu'il ne reste que neuf jours à Rabbit Hayes, l'auteure a décidé que ces derniers instants seraient joyeux et passionnants. 
J'ai aimé découvrir la vie de Rabbit Hayes, son enfance, son adolescence, l'amour de sa vie. Mais j'ai aussi adoré surtout découvrir à travers elle la vie de tous les gens qui l'entourent. 
Sa mère, une femme forte et têtue. 
Son père, si fier de sa fille et qui ne sait pas comment gérer la situation.
Il y a également sa grande soeur, Grace, qui ne sait plus où donner de la tête avec ses quatre fils et qui entend bien s'occuper de la fille de Rabbit quand elle ne sera plus là. 
Son frère, Davey, musicien perdu qui ne s'est jamais remis du décès d'un de ses plus proches amis.
Marjorie, sa meilleure amie, fraîchement divorcée et qui a toujours été une vraie bouffée d'air frais pour Rabbit.
Juliet, sa fille, qui malheureusement a plus été aide de vie pour sa maman que petite fille et qui a grandit un peu trop vite.
Et bien sûr, Johnny, l'amour de sa vie, qui sera présent pour elle, du début jusqu'à la fin du livre.

Voilà, ce livre c'est l'histoire de la fin de vie de Rabbit Hayes, mais c'est aussi l'histoire de sa famille et de ses amis, de toutes ces personnes qui l'ont aimé et qui seront encore là après, mais sans elle.

Si je devais émettre un avis négatif, c'est le fait que le côté religieux soit pas mal présent dans le livre. Je suis athée, comme Rabbit Hayes d'ailleurs, et le sujet de la religion, quand il est un peu trop omniprésent, gâche souvent un peu mon plaisir. Ce fut parfois le cas au cours de ma lecture.

Mon ressenti sur certains passages :

J'ai trouvé la fin absolument parfaite. J'avais la gorge serrée et en même temps le sourire aux lèvres. L'auteure a su, comme durant tout son livre, me donner de l'espoir et du bonheur durant un moment dramatique.

Citations :

"Elle avait accepté cela depuis longtemps : sa mère ne ratait jamais une occasion de faire la pire des gaffes au pire moment. Elle l'avait déjà prouvé un nombre incalculable de fois, mais un des exemples préférés de Rabbit s'était produit des années plus tôt : une vieille voisine qui avait une main artificielle avait demandé comment elle se remettait de la mort de sa mère ; Molly avait répondu : "Pour être franche, Jean, c'est comme perdre un bras.""

"- Je pense que je survivrai.- Survivre, ce n'est pas vivre."

"- On peut partir, maintenant ?
- Tu plaisantes ? lui répondit-il tout bas.
- Combien faut-il d'Irlandais pour changer une ampoule ? Un pour tenir l'ampoule, et ving pour boire jusqu'à ce que la salle tourne. ça, c'est une blague. "On peut partir, maintenant ?", c'est une demande."

"- Maman prétend que tu es bon à rien de naissance.
- Elle a raison.
- Je lui réponds que tu es occupé à faire ce que tu aimes. Tu vis la meilleure de tes vies possibles."

"- Comment va grand-mère ?
- Elle est furax.
- C'es bon signe."

"Dans ma tête, on vivra heureux pour toujours au pays des fées. [...] Et dans la tienne, ce sont ces moments-ci, ici et maintenant, qui dureront à jamais."

Note :


[17/20]
C'est l'histoire d'une fin, et puis d'un début. C'est une histoire triste, mais aussi joyeuse. C'est une histoire tragique, mais également pleine d'espoir. Cette histoire, c'est celle de Rabbit Hayes, mais aussi et surtout celle de toutes les personnes qu'elle aime. J'ai ris, beaucoup. J'ai aimé, énormément.



D'autres couvertures :


mardi 7 mars 2017

Marked Men, tome 1 : Rule


Présentation de l’Éditeur : Rule est la première saison d’une série passionnante sur l’univers du tatouage et du métal. Lorsqu’elle était adolescente, les très riches parents de Shaw Landon se sont peu occupés d’elle. Elle a alors trouvé refuge dans la famille Archer où elle était particulièrement proche de Remy, frère jumeau de Rule, aujourd’hui décédé dans un accident de voiture. Elle est liée à cette famille plus qu’à la sienne.
Mais Shaw est depuis toujours secrètement amoureuse de Rule, ce qui l’empêche d’avoir de véritables relations avec d’autres hommes. Rule, lui, voit en elle une fille à papa, trop sérieuse et surtout la petite amie de son défunt frère. De plus tout les oppose : de nature rebelle et fêtard, il est tatoueur et tatoué, a des piercings et les cheveux de toutes les couleurs.
Avec son look classique, elle est sage et concentrée sur ses études de médecine. Mais parfois il suffit d’une jupe courte et de quelques cocktails pour que le regard que l’on porte sur quelqu’un change. Les secrets sont révélés et que rien ne sera plus jamais comme avant…
Rule et Shaw tenteront de comprendre ce qu’ils ressentent et d’être ce que l’autre attend. Mais entre les traumatismes de leurs familles respectives, les habitudes de coureur de jupons de Rule, l’emploi du temps chargé de Shaw et son ex qui la harcèle, ces deux-là auront bien du mal à se trouver.
Leur amour sera-t-il plus fort que leurs différences ?
L’ambiance de cette série est celle d’un salon de tatouage, de concerts de métal, le tout agrémenté de délires de colocataires et de virées dans leur ville natale.

Auteure : Jay Crownover est une auteure américaine

Genre : Romance contemporaine

Le livre commence ainsi : "Au début, j'ai cru que les coups que j'entendais venaient de mon cerveau, qui essayait de s'enfuir de mon crâne après la dizaine de shots de Crown Royal que je m'étais enfilée la veille, mais j'ai fini par comprendre que le bruit était causé par quelqu'un qui tournait dans mon appartement. Elle était là, et je me suis souvenu avec horreur qu'on était dimanche. Peu importait combien de fois je le lui avais dis, ou combien j'étais malpoli avec elle, ou l'état de débauche infecte dans lequel elle me trouvait, elle venait me chercher tous les dimanches matin pour me traîner jusqu'à la maison à l'heure du brunch."

Mon avis : J'ai énormément de mal à trouver des romances qui me touchent en ce moment, et notamment des romances contemporaines que je trouve très souvent creuses et peu dignes d'intérêt. Marked Men, tome 1 appartient à cette catégorie à mes yeux.
Certes l'ambiance salon de tatouage est faite pour apporter un petit plus mais finalement on retrouve encore une bande de potes qui baisent à tout va et qui vont enfin trouver l'amour.
Ce n'est pas parce qu'ils sont tatoués et percés de partout que cela va rendre le récit plus intéressant qu'un autre.
Le style de l'auteure n'est pas mauvais, mais il n'a rien d'exceptionnel non plus. Il n'y a pas d'humour, et les passages d'intimités m'ont parus fades, comme le reste.
A la limite, le lourd passé familial des protagonistes, et notamment celui de Rule, aurait pu apporter un certain intérêt, mais finalement ça s'est vite essoufflé.
L'histoire d'amour ne m'a pas touchée, Rule ne m'a pas attiré, et Shaw m'a un peu tapé sur les nerfs. Je ne lui ai pas trouvé réellement de caractère.
Je crois que la cerise sur le gâteau c'est le côté "je me tatoue ton nom ou ton surnom partout sur mon corps, je fais les mêmes tatouages que toi, etc,..."
.Ce n'est pas franchement mon délire. Shaw était très différente de Rule au début, et j'ai l'impression que pour être avec lui elle devient comme lui, et je trouve cela dommage...
Bref, je ne vais pas dire que je me suis ennuyée et que j'ai détesté car je l'ai terminé... Mais franchement, je n'y ai rien trouvé qui m'ait fait vibrer.

Citations :

"Embrasser Shaw s'es révélé une expérience différente. Premièrement, elle le faisait très bien. La plupart des filles étaient perdues à cause de l'anneau sur ma lèvre et de mon piercing à la langue, mais Shaw semblait les ignorer et m'embrassait comme si elle était née pour le faire."


Note :

[13/20]
Une romance qui m'a plu au début, et qui finalement n'a rien eu d'exceptionnel. Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages et cela manquait cruellement d'une vraie histoire derrière. Mon avis n'est ni négatif, ni positif, je n'ai tout simplement pas été touchée et j'oublierai assez vite ce livre.