lundi 17 octobre 2016

Une vie entre deux océans

"Un phare prévient du danger - il recommande aux gens de garder leurs distances. Elle s'était trompée en croyant que c'était un lieu sûr."



Présentation de l’Éditeur : Libéré de l'horreur des tranchées où il a combattu, Tom Sherbourne, de retour en Australie, devient gardien de phare sur l'île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée. À l'abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur peu à peu contrarié par l'impossibilité d'avoir un enfant. Jusqu'à ce jour d'avril où un dinghy vient s'abîmer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d'un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d'ignorer le règlement, de ne pas signaler «l'incident» et de garder avec eux l'enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices... Un premier roman plébiscité dans le monde entier qui interroge les liens du coeur et du sang.

Auteure : Margot L. Stedman, Australienne

Genre : Contemporaine ; Drame

Le livre commence ainsi :

"Le jour du miracle, Isabel, agenouillée au bord de la falaise, arrangeait la petite croix de bois flotté que son mari venait de fabriquer. Un gros nuage solitaire traînaillait dans le ciel de cette fin d'avril, qui s'étendait au-dessus de l'île en miroir de l'océan. Elle arrosa encore un peu puis tassa la terre au pied du buisson de romarin qu'elle avait planté récemment."


Mon avis : 

Ma lecture de ce livre a été particulièrement inégale. L'histoire m'a plu et passionnée, mais je n'ai pas été particulièrement touchée par le style de l'auteure, et c'était lent, très lent. Du coup, j'avais des envies d'abandon par moments.
Mon impatience à savoir ce qu'allaient devenir les personnages fut plus forte, heureusement.

Un des personnages principaux de cette histoire, à mon sens, n'est autre qu'un phare, le phare de Janus :



Le phare de Janus a été appelé comme le Dieu romain. Il représente les commencements et les fins, il a une tête tournée vers le passé et l'autre vers l'avenir. Il est fêté en janvier puisque c'est une période d'entre deux, la fin de l'année passée est encore en tête, et l'année nouvelle promet ou non des surprises. C'est un entre-temps qui a une grande signification pour le livre et l'histoire de nos personnages.
Le phare c'est celui qui guide, qui protège. Mais qui laissent aussi les personnes avec lui dans l'ombre, pour ne protéger que celles au loin. Pour les repousser.

Tom, notamment, est un homme qui vit entre deux temps. Il est traumatisé par la première guerre mondiale et par ce qu'il y a vécu, et il a aussi un peu de mal à imaginer l'avenir.
Son envie de travailler au phare de Janus est bien compréhensible. Il veut de la tranquillité. La solitude ne le dérange pas, il la recherche même.
Mais les gardiens de Phares perdent souvent la tête. L'être humain n'est pas fait pour vivre seul.
Tom rencontre alors sa future femme, Isabel, qui va un peu le sortir de son entre-deux. Qui va réussir à lui apporter une paix intérieure et à penser à l'avenir avec un peu plus d'espoir.
Tom est quelqu'un de silencieux, de calme et de posé. Isabel va lui apporter des sourires, des rires, une amie. Mais depuis le début de leur rencontre, je ne les trouve pas forcément bien assortis. Isabel essaiera sans arrêt de faire parler Tom de ce qu'il a vécu durant la guerre. Leurs caractères sont opposés, mais ne dit-on pas que les opposés s'attirent ?

Autant j'ai aimé le personnage de Tom, qui m'a beaucoup touché et qui prouve à de nombreuses reprises dans le livre qu'il est éperdument gentil et qu'il aime sa femme plus que tout, autant j'ai eu énormément de mal avec sa femme, Isabel.
Isabel est un personnage pour lequel j'ai tout de suite ressenti une certaine gêne, je ne saurais comment expliquer, et les événements qui suivront me donneront d'ailleurs raison.
Toute la faute vient d'elle, de sa faiblesse, de sa jalousie et son égoïsme. Certes, elle a fait plusieurs fausses couches, certes elle a le droit d'être dépressive, certes elle peut se sentir mal, mais ses actes et ses choix vont détruire tellement de vies... Celle de ce pauvre Tom qui n'avait vraiment pas besoin de ça après avoir connu l'horreur des tranchées, celle d'une pauvre mère qui pendant des années se demandera ce qu'il est advenu de son mari et de son bébé, et bien sûr celle de Grace / Lucy. Car la première victime de cette histoire c'est bel et bien l'enfant, qui ne comprendra pas pourquoi du jour au lendemain on l'arrache de sa vie de famille pour la mettre dans une autre, qu'elle ne connait pas.

Tom est quelqu'un de bon, qui a vécu des choses terribles durant la guerre, et qui ne souhaite qu'une chose : La paix. C'est parce qu'il aime sa femme qu'il va se taire, et c'est pour Lucy et sa vraie mère qu'il va tenter de rétablir la vérité. Mais ce sera malheureusement trop tard, le mal est fait. Leur vie seront toutes détruite par la faiblesse d'Isabel.
 Pour ce qui est des points négatifs du livre, le côté religieux m'a passablement agacé parfois.
Bien sûr, le récit est lent, mais ce que vivent les différents personnages est très fort. C'est extrêmement douloureux et violent pour tout le monde, notamment pour la pauvre petite Lucy / Grace.

J'ai vraiment tenu jusqu'au bout du livre pour savoir comment ils allaient s'en sortir, car j'avais beaucoup de mal à imaginer une fin heureuse.

Mon ressenti sur certains passages (spoilers) :

La vraie mère dans l'histoire pour moi c'est Hannah, la vraie mère de Lucy / Gace. Car c'est elle qui, pour le bien-être de sa fille, serait prête à la laisser à Isabel.
Contrairement à Isabel qui pense surtout à sa propre souffrance, qui a toujours fait passer son envie de maternité avant de penser à Lucy / Grace.

 Citations :

"Très lentement, il effectua un tour complet sur lui-même, embrassant du regard le néant qui l'entourait. Il avait la sensation que ses poumons ne seraient jamais assez grands pour inspirer autant d'air, que ses yeux ne pourraient jamais voir autant d'espace, de même qu'il ne pourrait jamais entendre toute la puissance de l'océan roulant et rugissant. L'espace d'un bref instant, il n'eut plus aucun repère."

"Peut-être que tous ces moments de ma vie dont j'aurais pu me passer étaient des épreuves pour voir si je te méritais, Izz."

"On ne pouvait jamais se fier à cette saleté d'existence. Ce qu'elle donne d'une main, elle le reprend de l'autre."

"Un phare, ça fonctionne pour les autres ; il est impuissant à éclairer l'espace le plus proche de lui."

"Tom regarde Isabel, il attend qu'elle lui rende son regard, il espère qu'elle va lui adresser un de ses sourires, qui, à l'instar du phare de Janus, représentait un point fixe et fiable dans ce monde, l'assurant qu'il ne serait jamais perdu."

"- Mais comment ? Comment fais-tu pour surmonter ça, mon chéri ? lui avait-elle demandé. Tu as enduré tellement d'épreuves, mais tu es toujours content. Comment fais-tu ?- J'ai choisi de l'être, avait-il répondu. Je peux laisser ruiner mon passé, consacrer mon temps à haïr les gens pour ce qu'ils m'ont fait, [...], où je peux pardonner et oublier.
- Mais ce n'est pas si facile.
[...]
- Oui, mais, trésor, c'est tellement moins fatiguant. Il suffit de pardonner une fois. Tandis que la rancune, il faut l'entretenir à longueur de journée, et recommencer tous les jours."


Note :


[14/20]
Les sujets abordés dans ce livre sont lourds et vraiment tristes. Le récit est lent, ce qui fait que j'ai failli abandonner plus d'une fois, mais l'envie de connaître la fin m'a permit de tenir le coup. L'écriture est mélancolique mais ne fait pas partie de celles que j'apprécie. J'ai donc passablement apprécié ma lecture...




dimanche 16 octobre 2016

Cette semaine, j'aime (Vikings)




[14/20]
Les sujets abordés dans ce livre sont lourds et vraiment tristes. Le récit est lent, ce qui fait que j'ai failli abandonner plus d'une fois, mais l'envie de connaître la fin m'a permit de tenir le coup. L'écriture est mélancolique mais ne fait pas partie de celles que j'apprécie. J'ai donc passablement apprécié ma lecture...

Un phare prévient du danger - il recommande aux gens de garder leurs distances. Elle s'était trompée en croyant que c'était un lieu sûr.

[15/20]
Comme toujours, certaines histoires sont moins passionnantes que d'autres, mais j'ai adoré suivre la nouvelle vie de Maliki et ses compagnons en Bretagne (ça me donne envie !!), et la toute fin a faillit me faire pleurer...


[Abandon]
Autant j'adore Les livres dont vous êtes le héros, autant là après m'être perdue pendant une demie-heure de lecture j'ai lâché l'affaire. Je ne faisais que revenir sur mes pas et après moultes cul de sac j'en ai eu marre... trop dommage !

[15/20]
Je trouve ça peu crédible que le terme "coiffeur" soir interdit. Mais le reste du manga m'a plu puisqu'il y a pas mal de passages touchants, notamment avec Dojo <3


[17/20]
Ça m'a carrément donné envie d'aller au Japon ! (Et notamment à Kyoto ^^)




[12/20]
C'est quand on voit le film en entier qu'on comprend pourquoi Will Smith n'a pas accepté de jouer dedans.
Ils ont cru que beaucoup d'effets spéciaux cacheraient le scénario bidon et les dialogues ras des pâquerettes. Mais non... ça ne marche pas DU TOUT.
Mention spéciale pour Charlotte Gainsbourg. On sait pas ce qu'elle fait là, mais on est content qu'elle y soit !


[15/20]
Un huit clos SF et philosophique très bien tourné. Un questionnement sur ce qui fait de nous des êtres humains, si nous devons continuer à jouer à dieu et si un jour cela ne va pas nous exploser à la figure ! L'image est superbe, mais le film assez lent par contre...


[17/20]
Oui j'ai versé une larme à la fin... Ou deux :D Un peu lent, mais bourré d'émotions. Tous les personnages font des sacrifices, chacun à leur manière. C'est extrêmement triste, et je l'ai préféré au livre !










Le cast sur le tournage de la saison 6 ☺️☺️


Vikings, saison 4


Trop de testostérone, je fonds !







Miss Peregrine et les enfants particuliers, fanarts



Maliki


vendredi 14 octobre 2016

[Oui, mais dans le livre... ! #1] Miss Peregrine et les enfants particuliers


J'ai décidé d'allier deux passions qui me tiennent à coeur : La lecture, évidemment, mais aussi le cinéma ! Et ce que j'adore par dessus tout, c'est lire un livre et voir ensuite son adaptation pour comparer. (et pas l'inverse, parce que je suis une grosse flemmarde oui-oui :D )
Voici donc la toute première chronique de cette catégorie "Oui, mais dans le livre... !" 
Je vais prendre plaisir à expliquer les différences qu'on peut trouver entre un livre, et sa ou ses adaptations ciné. Tout restera bien sûr bon enfant, et il faut savoir que je suis en général très bon public. Donc même quand il s'agit de "mauvaises" adaptations, je passe souvent un bon moment (sauf pour Le Septième fils, faut pas déconner non plus :D).
Je tiens à prévenir avant de commencer que, bien évidemment, cette chronique sera parfois truffée de quelques spoilers

Et c'est parti pour... 

Miss Peregrine et les enfants Particuliers !

Je tiens à préciser que ma chronique concernera surtout la première partie du film, puisque Tim Burton a prit énormément de libertés, notamment je pense pour qu'il y ait une fin pour son film, et pour éviter de tourner une suite. J'espère d'ailleurs qu'il ne m'a pas spoilé le tome 2 et 3 de la saga livresque que je n'ai pas encore lu... (Ouh le vilain :p )

Les Personnages 

Jacob, le héro :


L'acteur joue le rôle a la perfection. Mais il est bien plus drôle dans le film. De toutes façons, tout le film possède une forte dimension humoristique qui n'apparaît absolument pas dans le livre. 

Miss Peregrine :


Vous aurez remarqué que Tim Burton a rendu sexy Miss Peregrine. Dans le livre je me l'imagine plus proche de la soixantaine que de la trentaine ! 


Dans le film, elle a constamment sur elle une montre à gousset, et elle est au courant de tout ce qui se passe dans la boucle temporelle à la minute près. Je ne l'ai pas remarqué dans le livre. Surtout que c'est plutôt un des enfants Particuliers qui a prit pour habitude de répertorier tout ce qu'il se passe dans cette même journée, sauf qu'il a retenu les détails les moins intéressants. (vachement utile donc mdr)

Emma / Olive :


Voici le personnage avec lequel Tim Burton a prit le plus de liberté.
Dans le livre, Emma est l'enfant particulière qui contrôle le feu.
C'est également d'elle que Jacob va tomber amoureux.


Tim Burton a totalement bouleversé les personnages puisqu'il a fait d'Emma la jeune fille qui a du mal à contrôler l'air et qui s'appelle Olive dans le livre. C'est d'ailleurs une toute jeune fille qui a une petite importance dans l'intrigue. 


Et bien évidemment, la Olive du film prend donc la place d'Emma du livre
(Tout le monde me suit ?)


J'ai été pas mal déstabilisée par ce choix, mais en même temps je comprends Tim Burton. Il a su imaginer les scènes absolument romantico-gothique qu'allait entraîner une idylle entre Jacob et une jeune fille qui vole. Et il n'a pas eu tord, les scènes entre Jacob et Emma sont les plus belles du film à mes yeux. 
D'ailleurs, la Emma du film est bien plus douce que la Emma du livre, qui a plutôt un caractère enflammé, comme son don ^^

Enoch :


Du coup, Olive dans le film (celle qui joue avec le feu, on me suit toujours ?), est obnubilée par Enoch, le garçon particulier qui peut ranimer les morts grâce à des coeurs de lapins ou de souris (beurk). 


Dans le film, Enoch est très jaloux de Jacob, parce qu'il est un peu amoureux d'Emma.
Dans le livre, Enoch a certes une certaine animosité envers Jacob au début, mais il est bien plus jeune que lui et sa jalousie est exacerbée dans le film.
(N.B. : Ayant commencé ma lecture du tome 2, je me rend compte qu'Enoch est vraiment comme dans le film, très négatif envers Jacob)
Je pense que c'est un personnage à qui Tim Burton a voulu donner beaucoup d'importance puisqu'il fait un peu penser à Frankestein ^^

Browyn : 


L'actrice qui joue dans le film ne ressemble pas du tout à celle du livre. Elle est censée être plus âgée et c'est un garçon manqué qui fait la tête sur la photo puisqu'on l'a forcé à se vêtir comme une fille.


J'ai apprécié que dans le film il y ait aussi le passage avec son frère Victor. Son personnage met en lumière le réel danger des Creux dans la vie des enfants particuliers.

Les Jumeaux :


Ce sont les personnages qui m'ont sans doute mit la plus mal à l'aise dans le livre. La photo est vraiment étrange.


Par contre, ils font juste partis des souvenirs de Abe quand il raconte à son petit-fils son enfance dans l'orphelinat. Ils n'apparaissent pas du tout sur l'île quand Jacob y va dans le livre. C'est un rajout de Tim Burton, qui nous montre carrément vers la fin du film ce qu'ils cachent sous leurs tissus. (pouvoir qui peut en effet être très handicapant dans la vie de tous les jours !!)

Horace : 


L'acteur est très bien trouvé, je lui trouve un petit truc étrange même au niveau du visage qui me plaît beaucoup.
Par contre, certes il a des visions, mais il ne les montre par sur grand écran devant ces petits camarades
(bien que la scène qui suit dans le film soit très plaisante puisqu'il s'agit de la peut-être supposée future scène du premier baiser entre Emma et Jacob :p )


Barron :


Dans le livre, c'est le Docteur Golan le grand méchant. On découvre en fait que c'est le psychiatre de Jacob. Mais il n'a pas du tout la faculté de changer d'apparences. C'est juste que tous les Estres comme lui savent très bien se déguiser.  

Les Creux :


Créatures qui, pour devenir des Estres comme Barron, doivent manger des yeux d'enfants particuliers. Ils sont particulièrement effrayants dans le livre. Dans le film aussi d'ailleurs. Leur grande taille est très impressionnante.


C'est surtout dans le livre qu'ils m'ont donné la chair de poule. Je me souviendrais longtemps d'un passage vers la fin, où Jacob et Emma se cachent dans une étable pleine de moutons. Surtout que personne ne peut les voir sauf Jacob. Dans ces moments-là, on se demande qui sont les plus chanceux. 


L'histoire 

Comme je l'ai dis un peu plus haut, je ne pourrais réellement comparer que la première partie du film avec le livre, puisque Tim Burton a totalement changé le scénario pour donner une fin à l'histoire. 
Personnellement, cela ne m'a pas gêné puisque le film en lui-même est une réussite, et qu'il a su garder l'atmosphère du livre, tout en s'accaparant aussi le récit et en le mettant à sa sauce. 
Je vois donc le film comme un bel hommage au livre, sans être totalement une vraie adaptation. 

- L'enfance de Jacob, sa relation avec son grand-père, son sentiment de solitude, sont aussi bien exprimés dans le film que dans le livre. On ne voit juste pas son meilleur (et seul) ami, mais il n'est pas vraiment important pour l'histoire.

- L'attaque du grand-père par un Creux est hyper impressionnante. J'ai trouvé que c'était une des meilleures scènes du film, et elle m'a fait bien plus peur que dans le livre. C'est le seul passage qui pour moi va être difficile à visionner par un enfant parce que, vraiment, le Creux est impressionnant. 
Après l'attaque et le décès de son grand-père, Jacob fait une grave dépression (on va jusqu'à lui prescrire des anti-dépressifs), ce qui est à peine montré dans le film. Bien sûr, on nous montre une psychiatre (et non "Un" psychiatre") qui incite les parents de Jacob à l'emmener sur l'île où son grand-père aurait inventé toutes ses histoires d'enfants particuliers. 


- Toute l'esthétique de l'île est fidèle à l'idée que je m'en suis faite durant ma lecture. Je dirais même plus, Tim Burton a réussit à sublimer la vision que j'en avais. L'île de Cairnholm est très peu accueillante, le temps est grisâtre, les habitants très renfermés sur eux-mêmes. On voit bien la distinction entre la déprimante île à l'époque de Jacob, et la journée ensoleillée de la boucle dans laquelle il va aller. C'est exactement comme dans le livre et je pense que cela a du plaire à Tim Burton puisque dans beaucoup de ses films, le monde "normal" est souvent déprimant alors que le monde de l'au-delà est très coloré. 

- J'ai adoré que Tim Burton laisse le passage où Jacob rencontre des jeunes rappeurs de l'île, totalement ridicules. Ce passage m'avait fait sourire dans le livre ^^


- Petite différence par rapport au livre, dans le film, ce sont les enfants particuliers qui viennent dans l'époque de Jacob pour l'amener jusque dans leur boucle et lui présenter Miss Peregrine. Cela ne se passe pas exactement comme cela dans le livre. Les enfants particuliers viennent en effet voir Jacob, en pensant que c'est Abe, mais dés qu'ils voient que ce n'est pas leur vieil ami, ils s'enfuient et essayent de le semer. Jacob réussit à poursuivre Emma jusque dans la grotte, le portail pour la boucle. Et elle est d'ailleurs très en colère contre lui, elle le menace avec un couteau. Leur relation ne commence pas aussi joliment que dans le film, donc.


- En parlant de la relation Emma / Jacob, j'ai été un peu déçue que l'histoire entre Abe (le grand-père de Jacob) et Emma ne soit que très peu exploitée. C'est un des aspects que j'ai préféré dans le livre. Cette histoire d'amour dramatique rend Emma mélancolique et fait qu'aux premiers abords, elle est très dure avec Jacob. Son existence lui rappelle avec cruauté que Abe l'a abandonné pour faire sa vie en dehors de la boucle. 
D'ailleurs, dans le livre, Jacob va fouiner dans les affaires d'Emma et découvrir des lettres échangées entre son grand-père et celle-ci. Il va prendre alors conscience de l'ampleur de l'amour qu'éprouvait Emma pour Abe. 


- J'ai adoré que durant le premier dîner que partage Jacob avec les autres enfants particuliers et Miss Peregrine, il essaye de s’asseoir sur une chaise qui paraît inoccupée, mais qui en fait ne l'est pas vraiment. En effet, Milard, l'enfant invisible, se trouve déjà à cette place. Ce qui est très drôle puisque cela veut dire qu'il voulait manger manger nu ! Il se fait donc gentiment gronder par Miss Peregrine. C'est une scène qui apparaît dans le livre comme dans le film ^^.

- Par contre, on voit à un moment donné Miss Peregrine, sa montre à gousset dans la main, attendre l'arrivée d'un Creux en pleine journée. Il y a d'ailleurs une trace de Creux dessinée sur le sol. On comprend à ce moment-là qu'elle sait exactement où tirer et à quel moment exact, le monstre tombe alors parfaitement sur la cible dessinée. Ce passage-là n'existe pas dans le livre (de plus, les Creux ne sont pas censés pouvoir entrer dans les boucles, ce qui est donc illogique avec l'histoire de base), mais il est là pour amener Emma à comprendre que Jacob est le seul d'entre eux à voir les Creux, comme son grand-père. C'est sa particularité.


- Toute la scène dans le film qui se passe sous l'eau est totalement différente du livre. Parce que, bien évidemment, la Emma du livre n'a pas de pouvoir sur l'Air. Mais j'ai aimé ce passage, c'est sûrement un de mes préférés du film. C'est extrêmement beau et bien fait (et cela aide également Tim Burton pour la dernière partie du film). 

- Pour ce qui est de la boucle temporelle. C'est assez complexe à comprendre, surtout dans le film. En fait, durant ma lecture, cela coulait de source. Mais dans le film, puisque Tim Burton a changé la fin et utilise beaucoup les boucles temporelles pour faire se déplacer ses personnages, cela m'a fait me poser plein de questions. J'ai trouvé certaines hypothèses peu crédibles. Et encore maintenant, j'espère qu'en lisant la suite des livres, j'aurai des réponses à mes questions. Je pense donc qu'à ce niveau-là, Tim Burton a peut-être condensé un peu trop d'informations. Et du coup, il m'a perdu. 
Je vous rassure, rien de très grave, surtout que pour comprendre vraiment comment fonctionnent les voyages dans le temps, il faut vraiment être un féru de SF. Sinon on commence à partir dans des explications de mondes parallèles, etc, etc,... 


- Ce n'est pas dans la boucle temporelle que les enfants réussissent à tuer le Creux, c'est à la vraie époque de Jacob, et c'est d'ailleurs lui qui va l'entraîner dans les Marais. J'ai d'ailleurs été un peu déçue que les Marais qui protègent l'entrée de la boucle n'apparaissent pas dans le film.

La fin du film différente

Je ne vais pas raconter tout en détails puisqu'après la mort du Creux, tout devient vraiment différent par rapport au livre. La fin du film est d'ailleurs assez loufoque. On y voit plusieurs Creux et quand les enfants particuliers se mettent à les combattre, cela amène un passage très drôle, qui je pense a beaucoup plu à Tim Burton.

Ce qui m'a dérangé c'est qu'on entend plus vraiment parler du père de Jacob, alors que dans le livre, il est vraiment embêté de l'abandonner, en sachant qu'il ne le reverra sans doute jamais.

Bien sûr, un film ne peut jamais être la réplique exacte du livre dont il est adapté, mais Tim Burton a vraiment prit de grandes libertés afin de créer une fin.
Ce que j'espère, c'est qu'il n'a pas trop spoilé des événements qui vont se passer dans les deux tomes suivants, sinon je serais un peu déçue je l'avoue.


Pari gagné ou pas ?

Oui, et non. L'atmosphère du livre est bien là. Tim Burton a su rendre hommage à l'histoire et aux personnages. Il a gardé certaines scènes qui plairont aux fans du livre, et a su apporter une esthétique parfois encore plus travaillée.
MAIS, Tim Burton a tout de même prit énormément de libertés, surtout dans la deuxième partie du film, et aussi par rapport à un personnage clé de l'intrigue.
Je suis bon public, et je suis fan de Tim Burton, alors j'ai adoré le film. Mais malgré tout, je crois que je préfère le livre.