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jeudi 6 juillet 2017

Le viol des lucioles


Nous sommes des lucioles, des ailes de lumière pour nos gaudrioles.
Nous sommes des bestioles frivoles.
La liberté dans la légèreté. Croyons-nous, jusqu’à l’éternité.
L’innocence et l’ignorance depuis la naissance.
Mais nous nous sommes trompées. Il nous a attrapé, agrippé.
Un sourire charmeur qui, pensions-nous, venait du cœur.
« Déposez-donc vos ailes, mes tourterelles. Vous les retrouverez, il n’en faut point douter. »
La confiance associée à l’absence, la souffrance, compense l’inconvenance.
Les lucioles n’avaient pas conscience que leur lumière si singulière disparaîtrait lors d’une si belle soirée d’été.
Sans ailes et sans lumière, les lucioles n’étaient plus que des coléoptères,
Des insectes abjects à la carapace et la couleur suspectes.
Adieu les frivoles gaudrioles. Bienvenue au désespoir de l’espoir de voir un soir revenir cette lumière si particulière.
« Rendez-moi ma lumière ! », mais les autres s’en amusèrent
Tant et tant qu’ils en tombèrent et emportèrent sous terre les derniers rires du coléoptère.
Un jour, on ne sait quand, les lucioles trouveront comment
Retrouver et accueillir à nouveau, cette fabuleuse clarté qui leur manque tant.
Un jour, on n’espère dans pas trop longtemps,
La colère et la rancœur s’envoleront vers le firmament.

Arcaalea

lundi 23 janvier 2012

Une photo, quelques mots... [1]

Atelier écriture, on se regroupe sur le site de Bricabook


Moi je n’aime pas la pluie, ça s’insinue partout, ça donne froid et pire que tout, ça m’énerve !

Derrière moi, il y a Notre Dame, majestueuse. Pourtant, par la faute de cette maudite pluie, je ne me retournerais pas pour l’admirer.

La pluie, ça ne me donne qu’une envie : Rentrer chez moi et filer sous la couette avec un bon chocolat chaud.

La pluie, ça me rappelle la Normandie, mon enfance, le collège. Les longs moments passés sous un arbre, à l’abri des regards accusateurs. J’ai beau grelotter, j’ai beau être mouillée jusque dans ma chair, je n’irais pas auprès de mes autres camarades sous le préau. Si je le faisais, ils me regarderaient avec cet air dégoûté. Pourquoi ? Je ne le sais pas, je ne comprends pas. Qu’est-ce que j’ai bien pu faire de mal pour qu’on me haïsse autant ? Ils me le font tellement bien ressentir que j’en viens, moi aussi, à me haïr. De tout mon être je hais cette petite fille, cette petite fille que je suis, grelottante sous cette pluie, sans amis.

Je hais cet arbre, je hais ce préau, je hais leurs regards, et par-dessus tout, je hais cette pluie qui me rappelle ces moments insupportables de mon enfance.