jeudi 6 juillet 2017

Le viol des lucioles


Nous sommes des lucioles, des ailes de lumière pour nos gaudrioles.
Nous sommes des bestioles frivoles.
La liberté dans la légèreté. Croyons-nous, jusqu’à l’éternité.
L’innocence et l’ignorance depuis la naissance.
Mais nous nous sommes trompées. Il nous a attrapé, agrippé.
Un sourire charmeur qui, pensions-nous, venait du cœur.
« Déposez-donc vos ailes, mes tourterelles. Vous les retrouverez, il n’en faut point douter. »
La confiance associée à l’absence, la souffrance, compense l’inconvenance.
Les lucioles n’avaient pas conscience que leur lumière si singulière disparaîtrait lors d’une si belle soirée d’été.
Sans ailes et sans lumière, les lucioles n’étaient plus que des coléoptères,
Des insectes abjects à la carapace et la couleur suspectes.
Adieu les frivoles gaudrioles. Bienvenue au désespoir de l’espoir de voir un soir revenir cette lumière si particulière.
« Rendez-moi ma lumière ! », mais les autres s’en amusèrent
Tant et tant qu’ils en tombèrent et emportèrent sous terre les derniers rires du coléoptère.
Un jour, on ne sait quand, les lucioles trouveront comment
Retrouver et accueillir à nouveau, cette fabuleuse clarté qui leur manque tant.
Un jour, on n’espère dans pas trop longtemps,
La colère et la rancœur s’envoleront vers le firmament.

Arcaalea

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